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Le CANCER  
Proposé par andre le dimanche 03 avril 2005

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Comment prévenir le cancer ?

En 20 ans, le nombre de nouveaux cas de cancers en France a augmenté de 63 % : près de 280 000 cas en 2000 contre 170 000 en 1980... Le point sur les moyens de les éviter et de les dépister, avec le Pr David Khayat, chef du service d'oncologie médicale à la Pitié-Salpêtrière (Paris), qui dirige le tout nouvel Institut national du cancer.

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Les prédispositions génétiques


MANGEZ 5 FRUITS ET LÉGUMES PAR JOUR !!!!!!


L'augmentation spectaculaire du nombre de cas de cancers en France s'explique en partie - mais seulement en partie - par le vieillissement de la population et l'utilisation de techniques permettant un diagnostic plus précoce. L'autre raison étant la persistance, à un niveau élevé, de comportements à risque (tabagisme et alcoolisme notamment). "La France est un des pays qui ont les plus forts taux de cancer et, chez l'homme, le taux de décès prématurés par cancer le plus élevé d'Europe - dû essentiellement au cancer du poumon. Mais c'est aussi le pays où la survie - une fois que le cancer a été diagnostiqué - est la plus longue, en particulier pour le cancer du sein. Proportionnellement, on meurt aujourd'hui moins du cancer en France qu'il y a 20 ans", explique le Pr Khayat, chef du service d'oncologie médicale de l'hôpital Pitié-Salpêtrière (Paris)."Autrement dit, nos équipes édicochirurgicales sont bien formées, motivées, performantes et tout le monde peut être bien traité - même s'il est encore possible d'améliorer les délais de diagnostic et de réduire les inégalités de traitement selon les régions*. Mais cela veut dire aussi qu'en France, la prévention a longtemps été insuffisante, en particulier vis-à-vis du tabagisme, notamment des jeunes, et des risques du cancer du poumon."
GESTE DE PRÉVENTION N°1: ARRÊTER DE FUMER

En toute logique, éviter les cancers évitables, le cancer du poumon avant tout,constitue l'un des axes prioritaires du Plan cancer lancé en 2003. Objectif de cette "guerre contre le tabac": faire baisser le tabagisme des jeunes de 30 % et celui des adultes de 30 % sur 5 ans. Le mouvement est amorcé puisqu'en 2004, le tabagisme a déjà chuté de 12 % dans la population générale et de 18 % chez les femmes et les jeunes - sous l'effet de la hausse du prix des cigarettes.
Il s'agit maintenant de poursuivre l'effort, par de nouvelles campagnes de sensibilisation et l'aide au sevrage notamment. Le jeu en vaut la chandelle. D'après les experts, si ces premiers résultats se confirmaient, ce sont en moyenne 80000 vies qui seraient sauvées en 10 ans en France...
Le tabac est en effet la cause n" 1, et de très loin, du cancer du poumon mais également d'autres cancers comme ceux de la sphère ORL (lèvres, bouche, pharynx) et de la vessie.

UN INSTITUT NATIONAL DU CANCER
L'Institut national du cancer - dont la création avait été annoncée dans le Plan cancer - et qui doit devenir à terme un pôle de référence exerçant une mission de conseil et de coordination sur le plan national, participera activement à cet effort de prévention. En attendant son lancement officiel avant l'été prochain, le groupe d'intérêt public qui le préfigure et que dirige déjà le Pr David Khayat, bénéficie d'un budget de Il millions d'euros. "Cette création prend du temps même si tout le monde est conscient de l'urgence. Nous travaillons déjà, mais nous sommes dans une phase de transition; les collaborateurs sont en cours de recrutement et les procédures de travail se mettent en place. Au total, nous devrions être 100 d'ici à l'été et 150 fin 2005 -contre 15 actuellement. Les missions du futur Institut du cancer sont en effet multiples: coordonner les soins au niveau national, unifier les pratiques de traitement, stimuler la recherche fondamentale et clinique, développer les actions de prévention et de dépistage... Vu l'importance des enjeux, tout est prioritaire, mais il n'y a rien de plus prioritaire que la prévention", explique le Pr Khayat.

PRÉVENIR LE MÉLANOME = MOINS DE SOLEIL
À côté de la lutte antitabac, menée en coordination avec l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé), l'Institut national du cancer s'est fixé 4 priorités en matière de prévention - en tenant compte des causes de cancer connues à ce jour:
- promouvoir une alimentation équilibrée;
- renforcer les actions destinées à faire baisser le nombre de mélanomes dus à l'exposition solaire excessive, en particulier dans l'enfance, actuellement en augmentation;
- réduire le nombre de MST (maladies sexuellement transmissibles), dont l'infection à papillomavirus qui peut dégénérer en cancer du col de l'utérus;
et mieux prévenir les cancers professionnels, en partenariat avec l'INVS (Institut national de veille sanitaire).

UNE MAMMOGRAPHIE GRATUITE TOUS LES 2 ANS
Mais la prévention ne suffit pas. Il faut aussi dépister le plus tôt possible les cancers qui n'ont pas pu être évités, notamment parce que leur cause n'est pas encore connue. Le cancer du sein, par exemple, qui se guérit d'autant mieux qu'il est détecté précocement. Aujourd'hui, les femmes de 50 à 74 ans n'ont plus d'excuse: depuis janvier 2004, dans tous les départements, elles peuvent passer gratuitement une mammographie tous les 2 ans. C'est, aujourd'hui, le seul type de cancer qui bénéficie d'un dépistage organisé à l'échelle nationale. Pourtant, à ce jour, le bilan est mitigé. "Seulement 38 % environ des femmes concernées ont passé une mammographie... c'est insuffisant pour retirer tout le bénéfice escompté d'une telle campagne, à savoir 3 000 vies sauvées par an. Même si ces chiffres ne tiennent pas compte du dépistage individuel, réalisé en dehors de ce circuit", note le Pr Khayat. "Nous avons donc prévu, à l'Institut national du cancer, de chercher d'autres moyens pour toucher les femmes qui sont passées à travers."

VERS UN DÉPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER COLORECTAL
Pour le cancer colorectal - également en augmentation - le Plan cancer préconisait un dépistage gratuit chez les personnes âgées de 50 à 74 ans (des deux sexes) tous les 2 ans. À ce jour, 22 départements -pilotes assurent ce dépistage à l'aide du test Hémoccult, très simple, basé sur la recherche de sang dans les selles. Les dernières données des Pays-Bas confirment le bien-fondé de cette mesure de prévention qui permet d'abaisser nettement la mortalité par cancer colorectal. En France, les premiers résultats de la campagne de dépistage, lancée en 2001 dans les Bouches-du-Rhône, vont dans le même sens. En effet, la recherche de sang dans les selles, réalisée chez 11500 personnes - qui n'avaient pas eu de coloscopie dans les 5 années précédentes - a été positive chez 3 % d'entre elles. Et la coloscopie qui, dans ce cas, a suivi, a permis de déceler, chez 34 % des patients, des polypes précancéreux et chez 15 %, un cancer colorectal. Mais surtout, plus de 7 % des cancers ainsi dépistés étaient de stade précoce (stade I) aux chances de guérison plus élevées. "Sous réserve que l'évaluation, prévue avant l'été, des résultats obtenus dans l'ensemble des départements -pilotes, soit positive, le dépistage du cancer colorectal pourrait être généralisé à la fin de l'année 2005", pense le Pr Khayat.

LE TEST DE DÉTECTION DU PAPILLOMAVIRUS REMBOURSÉ
Pour améliorer le dépistage du cancer du col de l'utérus, un autre cancer dont les conséquences mortelles sont évitables (1000 décès par an sur 3 300 cas), l'Assurance maladie a décidé, en février 2004, de prendre en charge le test de détection du papillomavirus - un virus responsable de lésions précancéreuses - qui complète le frottis, en cas de doute. L'objectif étant d'en faire bénéficier 80 % des femmes entre 25 et 69 ans (16 millions de femmes sont concernées). "Ce type de cancer tue principalement des femmes citadines de milieux défavorisés et ce sont justement ces femmes-là qui ne se font pas dépister", explique le Pr Khayat. "Cette situation est complètement anormale. Aussi recherchons-nous, avec l'aide de sociologues, d'ethnologues, de psychologues et de travailleurs sociaux, les meilleurs moyens de les toucher et de les inciter à consulter."

CANCER DE LA PROSTATE : DOSAGE DU PSA
Le dépistage du cancer de la prostate - en augmentation et détecté souvent très tard - gagnerait aussi à être amélioré. À un stade accessible au traitement curatif (chirurgie, radiothérapie), c'est-à-dire encore localisé à l'intérieur de la capsule prostatique, ce cancer se soigne en effet très bien. Beaucoup moins quand il a évolué.
Actuellement, l'association toucher rectal + dosage sanguin de l'antigène prostatique spécifique (appelé couramment PSA) est fortement recommandée dès l'âge de 50 ans et jusqu'à 75 ans, tous les 2 ans. Dans la réalité, trop peu d'hommes se font épister de la sorte... "Nous sommes en train d'examiner les données chiffrées disponibles (nationales et internationales) et vraisemblablement, nous procéderons comme pour le cancer du sein: dans un premier temps, une campagne de dépistage dans quelques départements-tests en nous appuyant à la fois sur les généralistes et les spécialistes (urologues). Dans un second temps, nous ferons une évaluation objective des résultats qui nous incitera ou non à généraliser ce dépistage", précise le Pr Khayat.
Idem pour le cancer du poumon. Un groupe de travail réfléchit à l'intérêt (ou pas) de détecter systématiquement les cancers du poumon chez les fumeurs de plus de 60 ans, par scanner hélicoïdal; les radiographies standards ne permettent en effet de repérer que des cancers déjà avancés. Là encore, l'objectif est de pouvoir traiter au plus tôt une tumeur circonscrite, par la chirurgie en particulier. On sait que le cancer du poumon ne se manifeste pas pendant très longtemps et qu'au stade des premiers symptômes (toux persistante, crachats, fatigue...), il est déjà tard. En dépit des progrès, les traitements (radiothérapie, chimiothérapie), sont alors peu efficaces. Mais, encore une fois, mieux vaut prévenir (en s'arrêtant de fumer) que guérir, même à un stade
précoce...

Evelyne Gogien "Bien être et Santé Mars 2005"

* La mortalité par cancer varie en effet de 1 à 6 selon les régions.


Les prédispositions génétiques
Les formes réellement familiales de cancer sont très rares. Un exemple, le rétinoblastome (tumeur de l'oeil) qui touche 1 enfant sur 2000: le risque de transmettre la maladie à ses descendants est de 1 sur z. On sait, par ailleurs, que certaines maladies héréditaires rares se compliquent d'un cancer.
Par exemple, la polypose colique familiale, responsable de 1 % des cancers colorectaux, qui se caractérise par le développement de centaines de polypes (tumeurs bénignes) dans l'intestin et au niveau du rectum.
Le risque que l'un ou plusieurs de ces polypes dégénère et donne naissance à un cancer du côlon est très élevé (plus de 9o %). Les cancers liés à une prédisposition génétique héréditaire sont un peu plus fréquents (5 à so % des cas selon les estimations). En clair, les enfants à qui le père ou la mère porteur d'une anomalie sur un gène favorisant l'apparition d'un type de cancer a transmis l'anomalie, ne feront pas automatiquement de cancer, mais ils ont un risque élevé. Des consultations spécialisées d'ontogénétique - dont l'accès a été amélioré par le Plan cancer - permettent aux membres de familles comptant plusieurs cas de cancer de même type (sein, côlon, ovaire) de savoir s'ils sont ou pas "prédisposés".
Selon les cas, une surveillance médicale régulière voire une intervention chirurgicale préventive (ablation des seins ou des ovaires) peuvent être proposées. Mais c'est une démarche difficile et l'aide d'un psycho oncologue est recommandée.



MANGEZ 5 FRUITS ET LÉGUMES PAR JOUR!
Les études montrant l'effet protecteur des fruits et des légumes s'accumulent...Au dernier congrès américain sur la prévention des cancers, une étude comparative a montré que manger au moins 3 fruits et légumes par jour (à l'exception des pommes de terre) permettait de réduire de 40 % le risque de développer un lymphome non hodgkinien et que le bénéfice était supérieur (50 %) avec les légumes verts et de la famille des choux.
L'effet protecteur était moins important mais réel avec les fruits entiers (pas les jus de fruits).
Une autre étude, française (Inserm, Strasbourg), a voulu vérifier si le vieil adage "une pomme par jour, la santé pour toujours" reposait sur des preuves scientifiques, bien que la richesse en polyphénols (antioxydants protecteurs) de la peau des pommes soit déjà prouvée. Leur conclusion - chez des rats pour l'instant: au bout de 6 mois, le groupe de rats nourris avec une mixture à base de pommes (peau comprise) avait moitié moins de lésions précancéreuses du côlon.
En 2003, l'enquête Su.Vi.Max l'avait confirmé: une consommation élevée de fruits et légumes- riches en vitamines et minéraux antioxydants - permet, entre autres, de réduire le risque de cancer (notamment digestif, ORL, poumon, peau). Le risque de cancer est plus élevé chez les hommes dont le niveau de bêtacarotène est le plus bas, mais - et c'est rassurant - ce risque diminue de 31 % chez ceux qui ont reçu des antioxydants à doses nutritionnelles. Le Dr Serge Hercberg,
directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui en a été le maître d'oeuvre, déduit de ces résultats, rapportés à la population générale, que 40000 cancers pourraient ainsi être évités chaque année.
D'où l'intérêt de la campagne publicitaire visant à augmenter sa consommation de fruits et légumes (au moins 5 par jour).
Mais ce n'est pas fini puisque l'amélioration de l'alimentation est un des objectifs du Plan cancer. En attendant, reportez-vous au guide "La santé vient en mangeant", publié par le ministère de la Santé et l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé), gratuit sur Internet

http://www.lasantevientenmangeant.inpes.sante.fr



Les Chiffres
-En France, 58% des 280 000 nouveaux cas de cancer enregistrés 2000 (derniers chiffres connus) et 61% des 15 000 décès par cancer sont masculins.
-Chez l'homme toujours en 2000, les cancers les plus fréquents sont les cancers de la prostate (plus de 40 000 nouveaux cas par an), suivis des cancers du poumon (plus de 23 000), des cancers colorectaux (19 000) et des cancers des lèvres, de la bouche et du pharynx (13 000).
-Chez la femme, les plus fréquents sont toujours les cancers du sein (42 000 nouveaux cas par an),les cancers colorectaux(17 000), les cancers du corps utérin (5 000), du poumon (4 600)et des ovaires (4 500).
-Le cancer du poumon est toujours celui qui a le plus mauvais pronostic :
chez les hommes, 22 649 décès pour 23 152 nouveaux cas diagnostiqués pendant l'année 2000 et chez les femmes, 4 515 décès pour 4 591 cas.
-Au final, 4 localisations sont responsables chacune de plus de 10 000 décès par an : le cancer du poumon(27 000 au total dans les deux sexes),le cancer colorectal (16 000),le cancer du sein(environ 12 000)et enfin le cancer de la prostate (10 000).



 


La faute à la pollution ?
Selon le Pr Dominique Belpomme, président de l'Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse et auteur d'un livre qui a fait du bruit ("Ces maladies créées par l'homme"),80 à 90% des cancers sont causés par la dégradation de notre environnement, en particulier la pollution.
Dans une brochure intitulée "Cancer and the environment" le ministère américain de la Santé, estime que "l'exposition à un vaste éventail de substances naturelles et d'autres d'origine humaine dans l'environnement est responsable d'au moins deux tiers de l'ensemble des cancers aux États Unis".Aussi bien l'air, l'eau, les virus, les agents chimiques, les hormones,les radiations que l'alcool, le tabac et la nourriture. Ce lien entre environnement et cancer est connu de longue date dans le monde entier. Sont notamment mis en cause: la pollution de l'air par les particules industrielles, le chlore ajouté à l'eau (anticontamination), l'arsenic, les produits utilisés dans certaines industries (de l'amiante, de la chimie, des pesticides, des chantiers navals, des colorants...). Mais les experts français pensent que seulement 7 à 2o% des cancers sont imputables à des facteurs environnementaux.
Qui croire? "Il faut d'abord s'entendre sur ce que l'on met derrière ces chiffres. Ce n'est pas parce qu'on ne connaît pas les causes de la majorité des cancer qu'ils sont dus à la pollution, même si une partie lui est imputable", rectifie le Pr Khayat. "Il faut distinguer la pollution au sens strict du terme et l'environnement qui, lui, inclut comme le font les Américains, les virus, les hormones, l'alcool, le tabac et la nourriture. Cela dit, il est prévu dans le Plan cancer de travailler, avec l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale,sur cette question. En revanche, et on est certain de cela, le tabac est indiscutablement, et de loin, la première cause environnementale de cancer... Faire croire que les autres facteurs environnementaux comme la pollution jouent un grand rôle risque de démobiliser et de porter un coup à la lutte contre le tabac. Avec aujourd'hui 1 jeune sur 2 qui fume,nous nous attendons à une explosion des cancers du poumon. C'est donc là que doivent porter en priorité les efforts de prévention comportementale..."

Le CANCER

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